SORO Péhah Jacques à l’état civil, JACKY ou JACQUO pour les intimes. Né le 10 Mars 1988 à KORHOGO ville située dans le nord de la Côte d’Ivoire dans une famille ou il est le quatrième garçon d’une famille de cinq enfants, est un jeune ivoirien étudiant en master 2 à l’école nationale des beaux-arts d’Abidjan en Côte d’Ivoire.

Quel est votre Parcours ?
Je me suis familiarisé avec le dessin en classe de CP1 au début des années 90, et plus tard avec la peinture grâce à mon beau-frère M. SORO Télémongo Célestin (le mari de ma grande sœur), il m’a permis d’intégrer le centre artistique de korhogo de 2002 à 2005. J’ai ensuite continué mes études d’arts au lycée d’enseignement artistique d’Abidjan en 2008, où j’ai terminé major de ma promotion. Aujourd’hui je suis en master 2 à l’école nationale des beaux-arts d’Abidjan.

Comment avez-vous débutez vos peintures et pourquoi travaillez vous sur la femme?
Quand j’étais tout petit, j’adorais beaucoup les dessins animés, (je m’amusais même à dessiner certains héros) et ce qui me plaisait c’est que par le dessin j’arrivais à donner formes à mes idées et à mon imagination ensuite par la peinture je pouvais encore mieux représenter mes pensées.
Vous savez, j’ai grandi dans un milieu rural, et là j’ai puis constater la souffrance mais surtout le courage et la bravoure des Femmes travaux champêtres, cuisine, ménage, lessive, commerce… etc. Le plus douloureux c’est lorsque par amour elle accepte de porter une grossesse pendant 9 mois pour ensuite risquer sa vie afin de donner naissance! C’est donc à juste titre que je lui rends un hommage à travers mes œuvres.

Avez-vous de nouveau projet en ce moment ?
Oui ! Construire une galerie culturelle à Korhogo.

Vos goûts en matière d’art ?
J’aime tout ce qui est bien fait, toutes œuvres artistiques faites avec passion et intelligence …Et qui suscitent en moi ces deux questions :
Wow, mais comment il a fait ça ? et pourquoi il a fait ça comme ça !

Vos inspirations ?
Ma plus grande source d’inspiration est la musique, n’importe laquelle, pourvu qu’elle éveille mes sens; mais j’affectionne particulièrement les chants en Sénoufo (ma langue maternelle), exécutés au cours des messes ou des veillées religieuses. Je m’inspire aussi de l’actualité et de certaines scènes quotidiennes.Je trouve aussi parfois l’inspiration au plus fort de la déprime et de la tristesse.

Quel message voulez vous faire passez à travers votre art, que voulez-vous qu’on retienne ? Chacune des toiles que j’ai peint constituent en elle-même un monde et chacune des figures géométriques (carreaux ,triangles…) qui la composent et l’animent sont pour moi comme plusieurs molécules qui forment un atome. L’idée que je souhaite véhiculer à travers cette façon d’expression picturale c’est l’unité dans la diversité, (vous remarquerez que ces carreaux ou triangles n’ont pas tous la même taille ni les mêmes tonalités chromatiques mais, ensemble ces formes donnent naissance à une belle image capable de donner le sourire). Nos différences et divergences ne doivent plus être pour nous un handicap mais plutôt une richesse. C’est seulement en étant solidaires et unis que nous parviendrons à développer nos familles, nos quartiers, nos villes, notre pays, notre continent et même ce monde parce que nous sommes tous comme autant de molécules qui composent ce monde !

Travaillez-vous avec d’autres artistes ?
Je travaille seul, mais parfois quand je suis débordé je fais appelle a un ou deux amis afin de m’aider.

Parmi tous vos peintures laquelle aimez-vous le plus ? c’est un peu comme si on demandait a une mère lequel de ses enfants elle aimait le plus ! Je dirais jusque-là, celle-ci.

Le titre de cette œuvre est « Si seulement » en effet ,j’ai remarqué dans ce monde, de plus en plus infernal quand il y a des crises ou des guerres, ce sont toujours les hommes qui se battent, mais ce sont les femmes et les enfants qui subissent les lourdes conséquences, elles sont enlevées, battues, violées et tuées… de même pour les enfants.

SI SEULEMENT je pouvais, comme un magicien, extirper LA FEMME de la brutalité de l’horreur et des vicissitudes de cette vie, qui évidemment altèrent l’appréciation de sa nature vraie, je la ferai passer, comme dans ce tableau, dans un autre environnement plus paisible et plus humain.

 

Article précédent
L'art pour tous avec Street Art Sans Frontières : Le village d’Assinie
Article suivant
54 Artistes, 54 Oeuvres, 54 Pays : Bienvenue à L'exposition ''LUMIERES D'AFRIQUES''

Commentaires

N'hésitez pas !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *