Dans la ville, nous ne voyons pas toujours les choses évidentes, nous ne nous y intéressons pas parce qu’elles ne rentrent pas dans les codes de la société.
Et si un espace délaissé ou un objet auquel nous ne faisons pas attention, avait plus de valeur que tous les autres objets existants et fonctionnels ?
ADD, Afrique Design Daily l’identifie comme le design non perçu.
Et si l’invisible devenait visible ?

Il est très difficile d’imaginer les rues de la ville d’Abidjan (Côte d’Ivoire) sans les taxis.

Il en existe plusieurs :

-Les taxis de couleur rouge dit « taxis compteurs » peuvent circuler dans toute l’agglomération.

-Les « wôro-wôro » de couleur jaune, vert ou bleu sont limités à une commune spécifique.

-Les gbakas sont dirigés (conduits) par des particuliers et sont utilisés en mode « taxi collectif ».

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Le plus intéressant dans ce type de transport collectif est d’y monter sans connaître les gens. Nous prenons l’exemple du « wôro-wôro » Les passagers à l’ intérieur vont dans une même direction mais descendent à des lieux différents.

Les « gbakas » sont des mini cars dans lesquels 10 à 15 personnes peuvent s’asseoir. Un apprenti s’occupe d’encaisser l’argent des passagers et demande à chacun d’eux leur lieu de destination.

Très souvent dans ce genre de transport, des discussions s’animent entre passagers du fait de leur proximité. Un lien se créé naturellement.

Aujourd’hui nous nous questionnons sur :

Comment sera la ville de demain?

Comment vivrons nous ?

Manquerons nous d’espace?

Vivrons nous en communauté ?

etc…

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Nous avons choisi l’exemple du « wôro-wôro » car pour nous vivre en communauté et créer du lien avec l’autre, est un point primordial dans le questionnement sur la ville de demain.

Pour engendrer ce lien entre les personnes faut-il créer plus d’espaces qui favorisent la proximité, ou des espaces ouverts ?

Flore.