Dans la ville, nous ne voyons pas toujours les choses évidentes, nous ne nous y intéressons pas parce qu’elles ne rentrent pas dans les codes de la société.
Et si un espace délaissé ou un objet auquel nous ne faisons pas attention, avait plus de valeur que tous les autres objets existants et fonctionnels ?
ADD, Afrique design daily l’identifie comme le design non perçu. Et si l’invisible devenait visible ?

Avez-vous déjà porté un bagage sur la tête avec comme seul support un bout de tissu ?
Nous avons essayé, et nous pouvons vous dire que cette dextérité tout le monde ne l’a pas !
En Afrique, il n’est pas rare que cela soit dans les villages ou dans les grandes agglomérations, de croiser par-ci par-là des femmes avec sur leur tête de larges plateaux remplis de nourritures, de vêtements ou d’eau.
Peut-être les avez-vous croisées ? Peut-être même n’y prêtez-vous plus attention ?
Pour le voyageur elles suscitent l’admiration et l’étonnement tandis que pour les locaux, elles font partie du décor ambiant.
Néanmoins que l’on soit coutumier de cette pratique ou émerveillé devant tant d’habileté, se pose-t-on la question de savoir comment ces dames font pour caler avec autant de précision leurs charges ?

joana Choumali

Chez ADD nous avons décidé de prendre de la hauteur. Ainsi nous nous sommes approchés de la coiffe de ces dames.
Nous avons observé entre leur tête et leurs fardeaux, un objet aussi simple que pratique.
Qu’elles soient vendeuses exhibant leurs marchandises ou mères de famille allant au marigot chercher de l’eau, elles allègent la présence de leur charge par un bout de tissu ou de plantes tressées qu’elles viennent placer entre leur chevelure et ce qu’elles transportent.
Certes il y a des femmes qui n’utilisent pas de support mais elles s‘accordent à dire qu’il n’est pas simple de ne rien renverser.
Par contre, d’autres voient en ce réceptacle un objet améliorant leur confort et la stabilité de ce qu’elles transportent.

Joana Choumali

Il suffit de prendre un tissu, puis par une action rapide de torsade et d’enroulement, lui donner la forme d’un cercle. Une fois la tâche accomplie l’objet circulaire peut redevenir un turban ou une écharpe.
D’un point de vue technique il est bon que le tissu utilisé soit d’une texture souple.
De plus, pour que la charge soit répartie autour de la tête offrant ainsi une surface plane à l’objet porté, le tissu doit mesurer un mètre environ.

Le réceptacle fabriqué possèdera un creux central et des bords idéalement plats .
Celui-ci aura des propriétés amortissantes qui favorisera l’équilibre et soulagera la porteuse des impacts de son fardeau.
Nous sommes en totale admiration de ces braves dames, tout comme Joana Choumali qui illustre superbement nos dire avec ses photos.

Joana Choumali

Crédits Photos : Joana Choumali
Crédits Photos : Afrique Design Daily

Flore.

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